La décision 'make or buy' est le choix fondamental par lequel une firme détermine, pour chaque activité de sa chaîne de valeur, si elle doit l'internaliser (make) ou la confier à un prestataire externe (buy). Sa micro-fondation est l'économie des coûts de transaction* de Williamson. L'arbitrage se fait entre l'efficience technique* (le marché spécialisé produit souvent à moindre coût grâce à l'échelle et à l'expertise), et l'efficience agentielle* (la hiérarchie réduit les coûts d'opportunisme lorsque les actifs sont spécifiques, l'incertitude élevée, et la fréquence importante). Quatre dimensions structurent la décision :
1- La spécificité des actifs et la logique est claire puisque plus cette spécificité est forte, plus l'internalisation se justifie.
2- l'incertitude, que ce soit sur la qualité, les volumes & les évolutions technologiques.
3- La fréquence des transactions
4- La dimension stratégique de l'activité qui porte que les compétences centrales ou périphériques
Une firme intégrée évite les coûts de transaction externes mais supporte des coûts bureaucratiques internes. Le bon niveau d'intégration n'est ni maximal ni minimal mais aligné sur la nature des activités, ainsi la décision n'est jamais binaire, puisque entre marché pur (externalisation) et hiérarchie pure (complètement intégrée vericalement) existent les Formes hybrides comme les alliances, joint-ventures, contrats de long terme ou intégration partielle. Pour un cas d'application intéressante, regardez Coca Cola sur The Otentia.
*Concepts à voir dans le dictionnaire de The Otentia